LES AMIS DU PASSE EN PAYS DE MATIGNON Patrimoine, Culture et Traditions

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jeudi 26 mai 2016

26 mai 2016 - La croix du Pont Ideuc à Matignon vient d’être remplacée

Elle est placée sur le côté gauche de la route qui mène à Lamballe, à l’intersection avec la route des Mauffries. Elle est ornée d’un Christ en métal peint et, à sa base, d’une petite niche dans laquelle se trouve une vierge en porcelaine. Elle était vermoulue et risquait un jour de s’effondrer, pouvant tomber sur une voiture ou un passant mais également endommager le Christ qui est de belle facture.

Cette croix de mission porte sur son socle en pierres maçonnées l’inscription : « Mission 1954 ». Ce genre de croix était spécialement érigé à l’occasion de la venue dans une ville, pour une courte période, d’un prêtre missionnaire qui prêchait, organisait des processions et des prières pour encourager la foi des paroissiens. Une croix était posée pour marquer le souvenir de ce temps fort religieux pour la communauté paroissiale.
Le curé de la paroisse de Matignon Eugène Garnier du Plessix (1948 à 1960) avait organisé cette mission et obtenu de la commune, le 23 octobre 1954, une parcelle de 5 mètres carrés pour l’édifier.

Le travail de désinstallation et d’installation de cette croix, très grande et très lourde, a été effectué, avec l’aide des services techniques de la commune et celle de la Communauté de communes du Pays de Matignon qui a déplacé l’engin de levage. Mais rien n’aurait pu être fait sans l’équipe de Jo Gallais, René Roullier et Jean Juhel, le trio de choc, membres de l’association et désormais spécialistes des croix puisque c’est la quatrième croix de bois qu’ils remplacent, sans parler de celle en pierre située à Saint-Germain-de-la-Mer. Les établissements de menuiserie Perroquin, qui ont fabriqué la croix sont également intervenus sur place pour la repose du Christ.
Rappelons que ce témoin du patrimoine local a été financé pour moitié par la commune et par notre association pour un montant de 1300 euros au total.

Cliquez ici pour voir les photos des travaux.

jeudi 28 avril 2016

26 avril 2016 - Les cloches de l’église Notre-Dame de Matignon ont été descendues

Le 26 avril dernier, les trois cloches de l’église Notre-Dame de Matignon ont été descendues du clocher afin de remplacer le beffroi (armature en bois soutenant les cloches) dont le bois était en mauvais état et qui présentait des risques pour la sécurité du clocher.
Les cloches sont exposées sur le bas-côté de l’église pour une dizaine de jours. De ce fait, il est possible de prendre connaissance des inscriptions portées et ainsi de préciser leur histoire.

Cliquez ici pour voir quelques photos de cette opération spectaculaire.

>Les deux premières cloches provenant de la collégiale

Fin 1847, l’église Notre-Dame de Matignon est achevée mais le clocher n’est pas terminé ; il manque la flèche qui sera construite en 1896. Dans ce clocher sont installées provisoirement les deux anciennes cloches de la collégiale. La plus grosse portait le nom de Marie-Louise-Charlotte, l’autre, plus petite, s’appelait Marie-Agathe-Louise-Joseph.

>Trois nouvelles cloches en 1883, puis la grosse cloche est remplacée en 1953

En 1883, trois nouvelles cloches sont réalisées par le fondeur Viel-Tétrel de Villedieu-les-Poêles. La grosse cloche pesait 1 005 kg et portait le nom d’Hélène-Marie-Joseph-Victor. Fêlée, elle sera refondue en 1953 et remplacée par celle qu’on peut voir dans l’église et qui porte le nom de Marie-Hélène-Hervé-Édouard et pèse environ une tonne.
La deuxième pèse 693 kg et porte le nom de Françoise-Estelle-Marie-Ange.
La troisième pèse 508 kg et porte le nom de Marie-Angèle-Françoise.

Ces cloches ont été longtemps actionnées à l’aide de cordes, mais vers 1954 elles ont été automatisées.

mercredi 19 mars 2014

19 mars 2014 - Fin des travaux à Saint-Germain-de-la-Mer

La chapelle de Saint-Germain-de-la-Mer a été repeinte (murs et voûte), nettoyée, cirée et les mobiliers ont été remis en place. Disons-le, elle est magnifique !

Après le passage de l’entreprise qui a effectué les peintures, (coût entièrement pris en charge par notre association : 10.223 euros) l’équipe de bénévoles d’une dizaine de personnes s’est encore illustrée pour tous ces travaux de remise en état.

Nous avons remonté le lustre pour le dégager de la rosace de façon à le mettre en valeur ainsi que la rosace elle-même et le retable du XVIIIème siècle (classé aux Monuments historiques).

Nous avons installé le reliquaire de saint Germain dans une niche protégée par une vitre anti-effractions. Cette niche a été creusée et aménagée dans le mur avec beaucoup de difficultés et de poussière par René Roullier et Jo Gallais.

Nous avons dégagé une très belle pierre tombale avec une grande croix et une épée au centre près du chœur. Ainsi la chapelle présente deux pierres tombales anciennes sur les côtés et une au centre.

L’autel face aux fidèles sera replacé pour la messe de la fête de Saint-Germain.

Vous pourrez aller voir la chapelle qui sera ouverte à partir du 22 mars les samedis et dimanches de 10 h à 19 h 30 et, à partir du 19 avril jusqu’au 30 septembre, tous les jours de 10 h à 19 h 30.

Voir quelques photos actuelles de la chapelle et des échafaudages qui ont été installés par les peintres.

mercredi 17 avril 2013

17 avril 2013 - Le retour des statues de Saint-Germain-de-la-Mer

Les cinq statues en bois polychrome de la chapelle de Saint-Germain-de-la-Mer, attaquées par des insectes et endommagées par le temps ont été restaurées et sont revenue toutes pimpantes. Pour les accueillir et les mettre en valeur, nous avons repeint en bleu le fond des niches de saint Germain et de saint Louis. Elles avaient été emportées pour restauration par l’Atelier Régional de Restauration situé au château Kerguehennec à Bignan dans le Morbihan au mois de septembre. Depuis de nombreux mois, nous avions monté, en accord avec la mairie de Matignon et la conservatrice des objets d’art du département, un dossier pour obtenir des subventions de la Drac et de la Région afin de restaurer et donc aussi de préserver les trois statues du XVIIe siècle, classées aux Monuments Historiques. Notre dossier ayant recueilli un avis favorable, l’Atelier Régional de Restauration a pris en charge les trois statues classées : saint Germain, saint Louis et saint Antoine. Mais par la même occasion, nous avons confié également saint Marc et la Vierge à l’enfant qui nécessitaient les mêmes travaux. Le coût de restauration de ces deux dernières est entièrement à la charge de notre association, environ 2 500 euros, tandis que pour les trois autres, les subventions permettent de couvrir environ 80 % des frais, le complément étant finalement pris en charge par la commune. Il faut savoir que le prix de restauration d’une statue est d’environ 1 500 euros suivant le travail à effectuer.

Rappelons que les communes sont propriétaires, depuis la séparation de l’Eglise et de l’État en 1905, des murs des églises et chapelles et des objets fixés au mur, alors que le diocèse en est affectataire et donc responsable de leur utilisation. Cette disposition ne concerne que les bâtiments construits avant 1905.

Cliquez ici pour voir les photos de la réinstallation des cinq statues.

Comme vous le savez, ces statues ont subi tout d’abord un séjour dans une housse sous vide, donc sans oxygène, afin de tuer les insectes, puis un traitement. Ensuite, elles ont été dépoussiérées, les parties écaillées ou manquantes ont été reconstituées et teintées. Tout en gardant leur caractère de statues anciennes, elles sont maintenant en parfait été et sont reparties pour de nombreuses années de présence dans la chapelle.

dimanche 27 janvier 2013

27 janvier 2013 - Visite de l'atelier de restauration

Nous étions sept membres de l’association, hier, à nous rendre à Bignan à l’Atelier Régional de Restauration du Morbihan qui a en charge la restauration des cinq principales statues de la chapelle de Saint-Germain-de-la-Mer. Elles vont retrouver un bel éclat tout en leur conservant leur caractère d’ancienneté. Le travail minutieux est déjà bien avancé. Elles seront réinstallées en avril et leur accrochage sera sécurisé par des méthodes qui ont déjà fait leurs preuves. Rappelons que saint Germain, saint Louis, et saint Antoine sont déjà classés par les Monuments historiques et que nous œuvrons pour l’inscription de saint Marc et de l’ex-voto représentant la Vierge et l’enfant au secours de marins en péril qui pourrait être inscrite au titre du patrimoine maritime.

Le travail de restauration
Après les avoir enfermées chacune dans une housse avec des produits absorbeurs d’oxygène pour asphyxier les insectes rongeurs de bois, les statues ont été nettoyées soigneusement, et réparées aux endroits où il y avait des décalages entre les morceaux de bois qui les composent. Les manques de bois rongés apparents sont comblés par une pâte à bois ou des morceaux de bois retaillés puis couverts d’un enduit et ensuite repeints aux endroits réparés. Les visages et les peintures craquelées par le temps sont réunifiées, les trous d’insectes comblés un à un. Tout se fait dans le respect des couleurs et formes d’origine pour qu’elles retrouvent un bel aspect à l’ancienne. Il ne s’agit pas, bien entendu, de tout repeindre mais de les restaurer avec délicatesse, ce que fait très bien Emmanuelle Pris la restauratrice. Nous sommes très satisfaits de ce qui a déjà été fait et nous avons pu convenir avec la restauratrice, qui nous a reçus très aimablement, de quelques détails supplémentaires que nous souhaitions voir améliorer. En particulier, les doigts de saint Germain qui avaient été cassés il y a une dizaine d’années lors d’une chute de la statue sur le retable, seront reconstitués aux frais de l’association (250 euros) car cette restauration n’était pas prévue dans le devis. L’association déboursera un peu plus de 2 500 euros pour les statues de saint Marc, de la Vierge aux marins et pour les doigts de saint Germain.
Les trois statues classées seront prises en charge par la DRAC, la Région et pour une petite part, par la commune.
Nous tenons à ce que les statues de Saint-Germain-de-la-Mer soient vraiment dans leur plus bel éclat offert aux yeux de ceux qui visiteront la chapelle parce que ce sont les joyaux du patrimoine de Matignon.

Cliquez ici pour voir les photos des statues et de notre visite à Bignan.

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