LES AMIS DU PASSE EN PAYS DE MATIGNON Patrimoine, Culture et Traditions

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samedi 29 octobre 2011

29 octobre 2011 - Point sur les activités

> Le canon du 18ème siècle

Comme prévu, le canon a été inauguré en présence d’une nombreuse assistance, du maire de Matignon et de la plupart des maires du Pays de Matignon. Après avoir rappelé l’origine de ce canon, les différentes étapes de sa restauration et comment fonctionnait un canon, nous avons fait remarquer le très bon emplacement qui lui a été réservé et aménagé par la municipalité.
En bouquet final, Gérard Marcotte, membre de l’association, usant d’un artifice de théâtre, a fait « tonner » et fumer le canon. Ce fut spectaculaire ! DSC07116-R.jpg Cliquez ici pour voir les photos de l’inauguration et lire la page 1 et la page 2 de l’article consacré à ce canon dans le dernier journal municipal.
Rappelons que deux autres articles composés par notre association sont visibles en cliquant ici : la vie de Marthe et Germaine Ledan et celle de Charles Le Cocq.

> Les restaurations en cours

La restauration des statues de la chapelle de Saint-Germain-de-la-Mer se précise et à la suite des devis des entreprises contactées, le dossier a été envoyé au département puis à la Drac pour accord de subventions. Les travaux pourraient se faire pendant l’hiver. Ils devraient leur redonner un bel aspect tout en respectant l’œuvre originale.

La sacristie de la chapelle de Saint-Germain-de-la-Mer, dont le plafond s’effondrait et dont les murs avaient pris l’eau, est en complète restauration également. Jo Gallais après avoir fait tomber tout ce qu’il restait du plafond, a posé des plaques et rebouché les trous. Ensuite, nous allons repeindre les murs en blanc avant de replacer le mobilier qui sera remis en état.

Ainsi, les travaux de restauration de la chapelle touchent à leur fin. L’entretien courant demandera encore de l’attention puisque déjà les entourages extérieurs des vitraux situés au nord nécessitent un coup de peinture.

> Un circuit historique dans Matignon

Un circuit de découverte à thème historique, se prépare, en collaboration avec les services de la mairie. En une heure, partant de l’office de tourisme, le promeneur pourra découvrir les Guerches de Matignon, premier emplacement occupé par un Matignon à l’époque de Charlemagne. Puis par un nouveau chemin à ouvrir, rejoindre le lavoir de la cave, traversant la route, découvrir la Butte au Coq qui sera aménagée avec l’aimable accord de son propriétaire. Il s’agit-là de la motte féodale érigée au 11ème siècle par la famille Matignon. Remontant vers la rue du Manoir, aborder l’emplacement de l’ancienne collégiale Notre-Dame qui faisait face à l’ancien Manoir des Matignon. Ensuite, rejoignant la rue Paul Sébillot, passer devant sa maison natale puis devant la plaque commémorative apposée au printemps 2011, passant devant l’église Notre-Dame de Matignon, entrer pour admirer les vitraux de très belle facture, puis s’arrêter quelques instants devant la halle de Matignon qui date du moyen-âge (avec des restaurations au cours des ans) et qui appartenait aux seigneurs de Matignon. Cliquez ici pour découvrir le plan de ce circuit.

Cette réalisation, sentiers balisés et panneaux explicatifs, est programmée pour cet hiver afin que l’ensemble soit inauguré par le Prince Albert II de Monaco lors de sa visite que nous espérons pour le début juillet 2012.

mercredi 5 octobre 2011

5 octobre 2011 - Le canon est installé sur son affût

Voilà, c’est fait, depuis hier, mardi 4 octobre, le canon est installé sur son affût, dans le petit jardin qui jouxte le magasin de meubles Oléron, en direction de Saint-Cast. Il y avait du monde pour aider car ce ne fut pas une petite affaire. Le maire et André Lemaître assistaient à la manœuvre pour laquelle Pascal Ligier des services techniques et le conducteur du tractopelle de la communauté de communes ont déployé leurs efforts conjugués. Jean-Claude Chenu et son aide avaient apporté l’affût tout prêt et ont ajusté les derniers boulons et fixé l’affût et le canon sur place. Plusieurs membres de l’association étaient présents dont Jo Gallais qui a orchestré toute la préparation de l’affût, que ce soit auprès d’Edouard Perroquin, le menuisier ou de Jean-Claude Chenu, le ferronnier. Un grand merci à tous et à vendredi 14 octobre à 18 h pour l’inauguration.

Cliquez ici pour voir les photos de la mise en place.

samedi 1 octobre 2011

1er octobre 2011 - Inauguration du canon exposé à Matignon

Vendredi 14 octobre 2011 à 18 h, un canon de marine et son affût seront inaugurés sur le terre-plein situé à l’angle des rues du Pont-Brûlé et du Docteur Calmette à Matignon. Les membres de l’association et la population sont cordialement invités à cette inauguration.

Origine et description du canon

Il y a plusieurs années ce canon a été repêché en baie de la Fresnaye par un marin pêcheur de Saint-Cast, Pascal Perrée, qui l’a remis à l’association les Amis du Passé en Pays de Matignon. Gaby Hamon, garagiste, l’a chargé sur un camion avec l’aide de Daniel Serge, de Ruca, et déposé dans les services techniques de la Ville.
En 2007, l’association a obtenu du DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) l’autorisation de l’exposer à Matignon.
Il s’agit d’un canon de marine en fonte de fer, d’origine française, de calibre 6, datant du début du 18ème siècle (vers 1700-1720) pesant environ 800 kg lors de sa fabrication. Il était destiné à tirer des boulets de 6 livres soit un peu moins de 3 kg.

Son histoire

Le 15 janvier 1758, le navire corsaire « Hélène » après avoir perdu une partie de ses agrès au cours d’une tempête, sombra sur des rochers près de la plage de la Mare dans la baie de la Fresnaye. Il n’y eut aucun survivant sur un équipage de 207 marins. Les corps rejetés par la mer furent inhumés dans le cimetière de Saint-Cast. Son armateur qui était de Saint-Malo, se nommait Pitot et son capitaine Nicolas Jean Macé.
Le canon repêché proviendrait de ce « corsaire » qui possédait un armement de 20 canons de ce type.
Les capitaines des navires corsaires recevaient des « lettres de course » signées de leur gouvernement (en l’occurrence le roi de France) qui les autorisaient à arraisonner des navires de pays en guerre. Les bateaux capturés et leurs cargaisons étaient ensuite vendus aux enchères et le produit partagé entre les finances de l’État, l’armateur, le capitaine et l’équipage après une procédure stricte :
Le capitaine corsaire déposait à l'Amirauté son rapport de mer. Personne n'avait le droit de descendre à terre avant que les officiers d'administration n'aient dressé le procès verbal d'inspection du navire et apposé leurs scellés sur les écoutilles pour empêcher que des parties du butin ne soient débarquées subrepticement. Ils interrogeaient ensuite les prisonniers et les menaient vers les prisons de la ville. Alors seulement, l'équipage pouvait quitter le navire et attendait le verdict du Tribunal des Prises. Ce tribunal statuait sur la légitimité des captures. La prise devait avoir été faite selon les lois de la guerre. En cas de forfaiture, traîtrise ou absence de lettre de course, le navire était rendu à ses armateurs. Ce n'est qu'une fois le jugement délivré qu'il pouvait être procédé à la vente de la cargaison.

Le maniement de ce type de canon

Il fallait 5 servants par canon dont le « chef de pièce ». Pour un tir de boulet, on devait effectuer les opérations suivantes :
- introduire la gargousse (sac contenant la poudre) dans le canon,
- mettre en place le valet (bourre faite de vieux cordages) et le boulet,
- tasser avec le refouloir (cylindre en bois avec un long manche)
- mettre la pièce en batterie en tirant sur les palans,
- crever la gargousse par la lumière située au fond du canon avec un dégorgeoir,
- verser une amorce de poudre dans la lumière à l’aide d’une corne,
- pointer pour tirer « à couler ou à démâter » en utilisant une cale en bois appelée coin de mire,
- au commandement, mettre à feux à l’aide du boutefeu.

Les travaux effectués pour sa conservation et son exposition

Le canon a d’abord subi un sablage et une métallisation exécutés par l’entreprise Piton de Plancoët afin d’arrêter la progression de la rouille. L’association, s’est ensuite chargée de passer deux couches d’apprêt et deux couches de peinture noire.
L’affût a été réalisé et offert par l’entreprise de menuiserie Edouard Perroquin, à Saint-Pôtan. Sa couleur rouge est celle qui était utilisée autrefois par la Marine royale sur les navires. Toutes les pièces métalliques ont été fabriquées par Jean-Claude Chenu, ferronnier à Matignon qui a offert le support du panneau explicatif.
Les services de la commune ont procédé à l’installation du canon sur son affût ainsi qu’à la mise en valeur de son environnement.

L’association « Les Amis du passé en Pays de Matignon » remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont œuvré pour permettre d’exposer ce canon à Matignon.

mercredi 24 août 2011

août - Après l'exposition sur l'école

Nous avons eu plus de 1900 visites à l'exposition. Certains sont venus et revenus avec leurs enfants, petits-enfants pour leur montrer des photos de classe et ce que pouvaient contenir leurs cartables : livres, cahiers, plumiers et leurs jeux de récréation : osselets, cordes à sauter, tricotins… Certaines personnes restaient au moins deux heures, observant tout, lisant les anecdotes, les morales et les comptines et faisant des commentaires. Plusieurs maisons de retraite de la région ont amené des anciens très émus et intéressés. Les perles de l'école ont particulièrement amusé les visiteurs. Elles étaient authentiques, confiées par Maurice Coupé ancien instituteur à Pléboulle.qui les avait relevées en son temps. Les cahiers d'écoliers qui étaient sur les bureaux ont été longuement regardés, les dictées ou les rédactions commentées et les anciens livres scolaires feuilletés avec émotion. L'encre et les porte-plume ont attiré les jeunes et les moins jeunes qui se sont assis au petit bureau pour découvrir ou redécouvrir le bruit de la plume sur le papier et le charme de l'encre violette. Une dame a chanté des comptines mi-gallo mi-français que lui chantait sa mère. Beaucoup ont évoqué les kilomètres à pied ou à vélo qu'ils devaient faire pour aller à l'école, le souvenir de leurs instituteurs ou institutrices et même des punitions reçues.

Sur les photos les visiteurs reconnaissaient leurs anciens camarades et retrouvaient les noms en évoquant ce qu'ils étaient devenus. Certains se sont retrouvés devant la même photo, se redécouvrant après des années d'absence.

Le livre que nous ne manquerons pas de préparer sur l'école est attendu et nombreux sont ceux qui ont demandé quel thème nous choisirons pour l’année prochaine. Même si le choix n’est pas encore fait nous avons indiqué que nous recherchons pour une autre année des photos de fêtes en tous genres : kermesses, foires, carnavals, courses cyclistes ou hippiques, processions…

C'est tout à fait encourageant pour les membres de l’association qui ont préparé cette exposition et qu’il nous faut remercier ici de même que tous les prêteurs sans qui elle n’aurait pu avoir lieu.

Voir quelques photos de cette exposition.

vendredi 5 août 2011

29 juillet 2011 - Après la fête de St-Germain et annonce de l'exposition sur l'école

La journée de fête à Saint-Germain-de-la-Mer

Dimanche 31 juillet par un soleil magnifique les membres actifs de l’association se sont organisés pour faire de cette journée une belle « fête de village » et ce fut une réussite !

Jo Gallais a sonné la cloche à 11 h pour annoncer la messe dite par Monsieur l’abbé Cohas. Il y avait de très nombreux fidèles et bien que nous ayons installé les bancs de manière à permettre à plus de 150 personnes de suivre la messe dans la chapelle, certains ont dû rester à l’extérieur, sous les chapiteaux que nous avions montés.

A la sortie, les gâteaux, les boissons et les galettes-saucisses attendaient le public qui a pu s’asseoir autour des tables pour un repas champêtre tandis que des jeunes, ou moins jeunes, se sont essayés au lancer d’anneaux, aux quilles ou aux palets bretons.

En début d’après-midi, une évocation de la pêche à pied en baie de la Fresnaye, lue par Jean-Pierre Fourré, a précédé les chants marins des Fous de Bassan qui ont ravi l’assemblée et l’ont entrainée à chanter en chœur les refrains connus. Un concert de flûte à bec et violoncelle donné dans la chapelle a enchanté les mélomanes puis les danseurs du Cercle celtique de Fréhel ont évolué au milieu de la pelouse avant d’engager le public à se lancer dans la danse. Avec beaucoup de savoir faire, ils ont permis à ceux qui le désiraient de découvrir les pas des danses traditionnelles du pays.

Le soir même tout était rangé grâce au travail des bénévoles de l’association dont il faut saluer la grande disponibilité et la bonne humeur.

Cliquez ici pour découvrir les photos de cette belle manifestation.

Notre prochaine rencontre :

L’exposition : « Le temps des encriers et des plumiers - l’école jusqu’au certif » du 9 au 18 août (de 10h à 12h30 et de 15h à 18h) à la Maison des associations, place du Général de Gaulle à Matignon avec une inauguration le lundi 8 août à 18h où vous êtes tous conviés.

Cette exposition rassemble plus de 140 photos de classe de tout le Pays de Matignon, des évocations de souvenirs des années d’écoles recueillies auprès d’anciens élèves ou d’instituteurs de la région, des objets scolaires : livres, cartables, trousses, cartes de géo ou de sciences, bureaux d’écoliers, galoches et blouses de classe…Beaucoup de souvenirs et d’émotions en perspective mais aussi des clins d’œil humoristiques avec des perles d’élèves et des anecdotes amusantes.

Voir l'affiche annonçant cette exposition.

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